Certains secteurs voient l’absentéisme des salariés exploser, et ce pour des raisons valables. Il s’agit notamment des professions sans cesse sous tension, comme c’est le cas à l’hôpital ou dans la police. D’autres employeurs, privés ou publics, subissent les effets néfastes d’un absentéisme croissant injustifié des collaborateurs. Face à ces abus, il leur est tout de même possible de lutter afin de limiter les fraudes.

Mandater un expert pour une contre-visite médicale

Le saviez-vous ? Il est possible de “contrôler” l’arrêt de travail en plus du contrôle effectué par la Sécurité sociale. Il existe en des spécialistes du contrôle médical employeur, qui vont vérifier les raisons de l’arrêt de travail du salarié. Evidemment, le but n’est pas de suivre chaque collaborateur ou chaque motif d’absence. Mais en cas d’arrêts maladie répétés, ou qui semblent injustifiés, il est possible de mandater un expert qui réalise une contre-visite médicale.

Comment procéder ?

En général, il faut être très réactif. Les cabinets d’experts, une fois contactés, réagissent dans les 48 heures suivant votre alerte. Pour ce faire, il suffit de remplir un formulaire comportant toutes les informations nécessaires au sujet de l’arrêt de travail que l’on soupçonne abusif.

Une fois que vous avez mandaté l’expert, celui-ci va planifier une contre-visite médicale. Concrètement, il s’agit d’un médecin qui se déplace au domicile du salarié, pendant les heures de présence obligatoires définies par la CPAM. Si l’arrêt de travail comprend des heures de sorties libres, le cabinet convoque le salarié à un rendez-vous avec un médecin contrôleur.

Et après la visite ?

Dans les deux cas, le patient est ausculté, comme lors d’une visite traditionnelle. Sauf qu’au terme du rendez-vous, le médecin contrôleur rédige un rapport justifiant ou non l’arrêt de travail prescrit. Selon les chiffres, plus d’un arrêt de travail sur deux est injustifié (ce qui représente 52% des contrôles médicaux effectués).

Dans le long terme, mieux vaut sensibiliser ses équipes sur les risques d’abus concernant les arrêt de travail, au même titre que la sécurité incendie ou encore le bien-être au travail.

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